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Vocabulaire & méthode

Les dates

Calendrier julien, fêtes religieuses mobiles, réforme grégorienne de 1582 et bref intermède révolutionnaire : comment lire une date dans un acte ancien.

Avant la guerre de Cent Ans, les actes officiels ou notariés parvenus jusqu'à nous sont datés de l'année de leur établissement. Ils ne sont jamais signés. L'année est celle du calendrier julien, hérité de celui des Romains. Le jour n'est, sauf exception, pas celui du jour et du mois de l'année, mais fixé par référence à la plus proche date du calendrier religieux. On trouve ainsi des actes datés du dimanche avant la fête de Noël, ou du mardi après celle de la résurrection du Christ.

Des dates calées sur le calendrier religieux

La transcription en calendrier pose le problème des dates mouvantes du calendrier religieux, comme Pâques. On voit également des actes datés des calendes, qui sont le premier jour d'un mois donné.

La réforme grégorienne de 1582

En 1582, le pape Grégoire réforme le calendrier, pour rattraper treize jours de décalage accumulés par le calendrier julien en quinze siècles. Le calendrier grégorien est plus précis, car il prévoit que les années marquant les siècles ne sont pas bissextiles, collant pour ainsi dire à la longueur exacte des jours. Ce calendrier est toujours le nôtre, à l'exception du calendrier révolutionnaire, qui sera utilisé pendant un intermède de treize ans, et exclusivement en France.

Le bref intermède du calendrier révolutionnaire

Ce calendrier révolutionnaire, qui contient des noms de mois si charmants — vendémiaire, prairial... — présentait en effet un défaut majeur : les semaines, qui durent dix jours, n'ont plus qu'un jour chômé sur dix, au lieu d'un jour sur sept !

Vendémiaire, prairial... des noms de mois charmants, pour un calendrier qui ne laissait qu'un jour de repos sur dix.